Ettore Bugatti
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Ettore Bugatti de son vrai nom Ettore Arco Isidoro Bugatti (né le 15 septembre 1881 - 21 août 1947) est un inventeur et designer en mécanique avant-gardiste de génie italien et un des pionniers fondateurs de l'industrie automobile de luxe et de sport automobile avec les automobiles Bugatti en Alsace. Il est le père de Jean Bugatti et le frère du sculpteur Rembrandt Bugatti.
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Biographie
En 1881 il naît le 15 septembre à Milan en Italie dans une famille d'artistes italiens. Il est le fils de l'ébéniste designer artiste italien Carlo Bugatti et de Thérèsa Lorioli. Il a une sœur aîné Deanice Bugatti et un frère cadet, le célèbre sculpteur Rembrandt Bugatti né en 1884. Il est également le neveu du peintre Giovanni Segantini et son grand père paternel Giovanni Luigi Bugatti est un sculpteur et architecte renommé en Italie.
Sa famille s'établit rapidement à Milan ou il passe toute son enfance. Après des études classiques, il fréquente l’Académie des Beaux-Arts de Milan ou il étudie la sculpture avec son frère Rembrandt Bugatti.
Inventeur en mécanique de génie
En 1895 âgé de 14 ans, on lui offre un tricycle à moteur qu'il modifie. Il se découvre une passion pour la mécanique.
En 1898 âgé de 17 ans, il entre en apprentissage dans la fabrique de bicyclette milanaise Prinetti & Stucchi pour qui il conçoit un tricycle à 2 moteurs pour la compétition (Bugatti Type 1 Photo Bugatti Type 1)
En 1899 âgé de 18 ans, il participe à des courses d'automobiles et de motos/tricycles en Italie du nord et développe son goût pour la vitesse. Il pilote lui même son bolide et fini second de la course Paris-Bordeaux à la vitesse moyenne de 80 km/h.
En 1901 âgé de 20 ans, il construit sa première voiture, la Bugatti Type 2. (4 cylindres, 3000 cm3 pour 60 km/h avec une boite de 4 vitesses + 1 marche arrière). Il expose son œuvre à l’exposition automobile de Milan ou il obtient une médaille et se fait remarquer par le richissime industriel Alsacien Baron de Dietrich qui est enthousiasmé.
En 1902 la société Alsacienne De Dietrich le recrute comme associé pour concevoir des voitures au coté du pionnier inventeur de voiture Amédée Bollée et d'Émile Mathis pour la commercialisation. La société Dietrich Bugatti s'installe à Niederbronn à 50 km au nord de Strasbourg. Il améliore sa Bugatti Type 2 puis conçoit et produit les Dietrich Bugatti Type 3, Type 4, Type 5, Type 6 et Type 7 vendues à environ 100 exemplaires. Dans un reportage sur la famille De Dietrich, il est fait état d'une dispute entre De Dietrich et Ettore Buggati. De Dietich lui aurait dit que les voitures que produisait Buggati non pas de bons freins, ce à quoi Buggati aurait répondu "Mes voitures sont faites pour avancer.".
En 1904 De Dietrich abandonne l'industrie automobile. Ettore Bugatti s'associe à Émile Mathis pour poursuivre l'aventure avec la marque d'automobile populaire de grande série Mathis à Graffenstaden à 10 km au sud de Strasbourg.
En 1907 il se sépare de son associé Émile Mathis pour se consacrer aux voitures de sport et de prestige. Il s'associe un temps avec le constructeur automobile Deutz à Cologne en Allemagne avec qui il conçoit les Bugatti Type 8 et Bugatti Type 9 sans succès commercial. Parallèlement il créer dans le sous-sol de sa maison la Bugatti Type 10, un pur-sang de compétition automobile de 1.2 litre de cylindrée de 12 chevaux.
Fondation de Bugatti
Ettore Bugatti est un ingénieur d’instinct plus que de formation animé par une incessante quête du beau, qui donne naissance à de nombreux chefs-d’œuvre. Inventif et visionnaire de génie avant-gardiste au goût de grand luxe artistique, il dessine des plans qui constituent les bases pour ses ingénieurs qu'il choisi parmi les meilleurs et les plus talentueux. Il dépose avec son fils plus de 1000 brevets. La devise de sa vie : " Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher ".
En 1909, son fils unique Jean Bugatti naît le 15 janvier. Ettore fonde sa propre marque Bugatti en décembre à Molsheim-Dorlisheim en Alsace (alors sous occupation Allemande) à 20 km à l'ouest de Strasbourg et s’installe dans une somptueuse villa.
En 1910, Bugatti remporte un vif succès au Mondial de l'automobile de Paris grâce à des caractéristiques techniques avancées, une haute qualité de finition, un haut niveau d'esthétique, de design et de prix.
Il poursuit et enchaîne les modèles de course et de luxe avec la Bugatti Type 13 ou Brescia (1327 cm3, 4 cylindres, 95 km/h) qui rencontre remporte plus de 40 courses en quatre ans malgré sa faible cylindrée grâce à son poids plume et sa tenue de route exceptionnelle. Il en vend 5 exemplaires (Photo Bugatti Type 13).
En 1911, alors qu'il a vendu 75 Bugatti en Europe il s'associe avec Peugeot et conçoit la Peugeot Bébé dont 3095 exemplaires sont vendu.
De 1914 à 1918, pendant la Première Guerre mondiale Ettore Bugatti quitte l'Alsace pour l'Italie puis pour la France pour qui il conçoit des moteurs d'avion de 16 cylindres en 2 rangées de 8. L'aviation américaine acquiert la licence de ce moteur exceptionnel pour en fabriquer 5000. Elle en fabrique finalement 50 en raison de la fin du conflit.
En 1924, il présente en août sa fameuse Bugatti Type 35 au Grand Prix automobile de France à Lyon. Une voiture aux performances d'avant-garde dotée d'un compresseur pilotée par des pilotes d’usine et privés qui remportent avec ses variantes plus de 2 000 victoires en compétition (record inégalé à ce jour) et qui lui apporte la gloire et la prospérité.
Association avec son fils Jean Bugatti
Jean Bugatti travaille très tôt au coté de son père au bureau d'étude de l'usine qu'il est destiné à pérenniser. Il se révèle rapidement doté au moins du même génie d'artiste designer que son père en dessinant les carrosseries les plus élégantes qui aient jamais habillé un châssis Bugatti. Il fait preuve également de génie en mécanique et contribue à l'innovation des voitures produites par son père qu'il stimule.
En 1926, Ettore et Jean conçoivent les Bugatti Type 37 et Bugatti Type 40 ainsi que l'extraordinaire Bugatti Type 41 la « Royale » qui cumule tous les superlatifs. Construite pour l'élite des monarques et chefs d'état de la planète. (12763 cm3 pour 300 chevaux, 500 000 Francs) C'est un échec commercial cuisant, aucun monarque ne l'achète. Sur les 6 exemplaires fabriqués, 3 seulement seront vendus et les 3 autres sont conservés à l'usine (dont le coupé Napoléon personnel d'Ettore) . (Un septième exemplaire a été assemblé après la Seconde Guerre mondiale par les frères Schlumpf à partir de pièces détachées). Ettore commence alors à se détacher de Bugatti et confie de plus en plus de responsabilité à son fils Jean Bugatti.
En 1927, Ettore et Jean conçoivent les Bugatti Type 43 (8 cylindres, vitesse hallucinante pour l'époque de 170 km/h), les Bugatti Type 44 (plus de 1000 exemplaires vendus) et Bugatti Type 45 en 1929 (16 cylindres, 48 soupapes, double compresseurs dessiné par Jean)
De 1929 à 1936 sort la série Bugatti Type 46 ou « petite royale », dernier modèle conçu par lui même (8 cylindres de 5,3 litres vendu à 500 exemplaires). Les suivantes sont toutes conçues par Jean Bugatti, toujours plus belles et plus fiables. Bugatti Type 49, Bugatti Type 50 avec compresseur, double carburateur, deux soupapes par cylindre en V. Puis Bugatti Type 55 toujours équipés de 8 cylindres avec un double arbre à cames en tête.
En 1931, Ettore Bugatti sauve son usine de la faillite dans les années noires de l'après crise de 1929 en fabriquant 80 autorail Bugatti très lucratifs à base des moteurs de Bugatti Royale Type 41 de 12,7 litres couplé par quatre pour une vitesse record en 1934 de 192 km/h. Il tente de concevoir également un avion De Monge-Bugatti qui ne vola jamais à cause de la Seconde Guerre mondiale. (Exposé au musée américain de l'histoire aérienne dans le Wisconsin).
En 1934, les Bugatti Type 57, parmi les voitures les plus luxueuses des années 1930 sont produites à 700 exemplaires avec différentes variantes : berline Galibier, coupé Atalante, coach Ventoux, cabriolet Stelvio... de 140 à 200 chevaux avec compresseur pour 210 km/h. Les Bugatti Type 51 sont produites pour la compétition, évolution des célèbres Bugatti Type 35 en plus puissantes grâce aux double arbre à cames en tête qui permettent au moteur d'atteindre 180 chevaux.
En 1937 et 1939, Bugatti remporte deux fois les 24 heures du Mans avec les derniers pilotes français d’usine Jean-Pierre Wimille associé avec Robert Benoist au volant d'une Bugatti Type 51 en 1937 et associé avec Pierre Veyron au volant d'une Bugatti Type 57G en 1939.
La fin de Bugatti
En 1939 Jean Bugatti se tue dramatiquement le 11 août à l'âge de 30 ans au cours des essais d'une Bugatti Type 57C à Duppigheim à 10 km à l'est de l'usine. C'est un drame catastrophique pour Bugatti et pour son père qui ne s'en remettra pas.
De 1939 à 1945 durant la Seconde Guerre mondiale l'usine est annexée par les Nazis. La guerre met fin à la production de Molsheim.
En 1945 Ettore Bugatti se bat et gagne en justice pour récupérer son usine de Molsheim saisie par l'administration française à la libération. Il tente de redémarrer malgré les dettes et les manques de moyen. Les études des Bugatti Type 73 et Bugatti Type 78 n'aboutissent pas et l'entreprise vivote.
En 1947 Ettore Bugatti meurt d'épuisement des suites d'une congestion cérébrale le 21 août à Paris à l'age de 66 ans après avoir déposé 1000 brevets et fabriqué en 37 ans près de 7 500 voitures de grand luxe et de course toutes entrées dans la légende et devenues des objets cultes de riches collectionneurs. Bugatti est détenteur d'un palmarès sportif jamais égalé avec plus de 10 000 victoires et 37 records.
Le décès d'Ettore Bugatti, la Seconde Guerre mondiale, les difficultés économiques de l'après guerre ont entraîné la disparition de la marque entré dans la légende des pionniers de l'automobile d'élite.
Devises et citations
- " Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher ".
- " Le dessin n'est rien sans la perfection dans l'exécution "
- " Ce qui a déjà été inventé appartient au passé, seules les innovations sont dignes d'intérêt "


